RÉFLEXIONS

Le chercheur Darouèche Hilali Bacar revient sur la première édition du Concours Écrire au féminin porté par le département de Mayotte avec la délégation régionale des droits aux femmes de la Préfecture de Mayotte pour soutenir et encourager la création littéraire, en particulier la création littérature féminine. L’occasion de montrer qui sont celles qui se frayent un chemin d’écriture dans un univers encore dominé par les hommes.
L’Afropéa de Léonora Miano propose à ceux qui s’ancrent dans deux géographies, l’Afrique subsaharienne et l’Europe, de se réinventer, de forger une identité sociale et culturelle choisie et non subie. Ni manifeste ni utopie, son projet est une invitation à prendre la parole pour inventer une représentation de soi.
« Pour revenir à votre première question, je dirais qu’en appelant Aimé Césaire « le chantre de la Négritude », phrase qui se lisait dans nombre d’articles nécrologiques en 2008, nous empêchons une grande voix poétique de sortir du réduit de la « francophonie », confie le chercheur Albert James Arnold.