POÉSIE

Pur Sang’ est le regard porté par le poète Makenzy Orcel sur son parcours personnel, un parcours inextricablement lié au destin d’Haïti, cette île en convulsion actuellement (dans une indifférence tricolore aussi habituelle que coupable). Prenons donc une large inspiration puis lançons-nous à présent dans les foulées du pur sang.

Avec Petit éloge de la lumière nature, le poète, romancier et essayiste Nimrod raconte avec subtilité les douleurs éprouvées dans ses pays d’exil. Il raconte l’émerveillement aussi devant les insectes, les fleurs, le ciel avec une certaine nostalgie du pays de l’enfance qu’il ne cesse de célébrer en plus de 30 ans d’écriture.

A l’heure où la littérature et la culture sont mises-à-mal, Ananda Devi rappelle que la poésie relie les êtres et parvient à dire « La myriade d’émotions, de passions, de fourvoiements, d’illusions, de désillusions, de grandeurs, de terreur, d’abomination et de splendeurs que sont les êtres humains ». Et c’est aussi un acte poétique, donc de résistance, que d’entrer en dialogue avec ce qui se devine de ces momies, ce qui se lit dans les interstices des lambeaux de chair, des cheveux pris aux os portant encore leurs ornements. 
Le dernier recueil de Louis-Philippe Dalembert est une plongée dans le pays-temps de l’enfance. C’est l’un de ses textes les plus personnels. On y rencontre ses compagnons de route comme René Depestre, Anthony Phelps, René Philoctète, Pouchkine…
Le dernier recueil de la poétesse Ananda Devi paru chez Bruno Doucey en février est un ensemble de textes incandescents sur la perte. Un hommage à sa mère disparue.
Rencontre avec Jean d’Amérique qui publie son dernier recueil intitulé Atelier du silence aux éditions Cheyne éditeur. Il avait reçu en 2017 le Prix de poésie de la Vocation pour Nul chemin dans la peau qui saignante étreinte (Cheyne éditeur).
Les poèmes de Kader Mourtadhoi rêvent d’une déflagration, d’un éclatement, celle d’une vérité tue sur un pays « malade », malade de ses soldats de la propagande qui chantent un pays de cocagne, alors que partout où l’on regarde la haine et la dictature étant ses miasmes.
Comment refermer ce livre alors qu’on ne cesse d’y revenir pour découvrir d’autres sens. Naître ici  fait partie de ces œuvres auxquelles on revient sans cesse parce qu’elle explore tellement, qu’une lecture ne suffit pas.
L’enfant qui lit à haute voix tend la main à la poétesse exilée, à la mère blessée, à l’enfant qui danse malgré les mains qui détruisent. Le poème se fait objet transitionnel, cheval de bois, caresse. Qui de la poétesse ou de l’enfant est consolé ?

Avec une traduction récente de ce recueil en anglais, le poète et éditeur mauricien Yusuf Kadel nous parle de son parcours à l’occasion d’un festival international de poésie à Trois-Rivières à Québec. Rencontre