POÉSIE

Le dernier recueil de la poétesse Ananda Devi paru chez Bruno Doucey en février est un ensemble de textes incandescents sur la perte. Un hommage à sa mère disparue.
Les poèmes de Kader Mourtadhoi rêvent d’une déflagration, d’un éclatement, celle d’une vérité tue sur un pays « malade », malade de ses soldats de la propagande qui chantent un pays de cocagne, alors que partout où l’on regarde la haine et la dictature étant ses miasmes.
Comment refermer ce livre alors qu’on ne cesse d’y revenir pour découvrir d’autres sens. Naître ici  fait partie de ces œuvres auxquelles on revient sans cesse parce qu’elle explore tellement, qu’une lecture ne suffit pas.
L’enfant qui lit à haute voix tend la main à la poétesse exilée, à la mère blessée, à l’enfant qui danse malgré les mains qui détruisent. Le poème se fait objet transitionnel, cheval de bois, caresse. Qui de la poétesse ou de l’enfant est consolé ?

Avec une traduction récente de ce recueil en anglais, le poète et éditeur mauricien Yusuf Kadel nous parle de son parcours à l’occasion d’un festival international de poésie à Trois-Rivières à Québec. Rencontre