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Entre le marteau et l’enclume*, roman d’Amir Ali : le combat de Faïna

PAR DAROUÈCHE HILALI BACAR Dans la littérature mahoraise, il n’est pas rare de trouver des textes qui ne sont romanesques ou poétiques que de nom[1]. Leurs auteurs sont convaincus de faire de la littérature parce qu’ils alignent des phrases, assemblent des paragraphes, imaginent des métaphores. En réalité ils racontent des histoires banales, des histoires sans intrigue, sans trame, sans enjeu littéraire. Et c’est bien dommage ! … Continuer de lire Entre le marteau et l’enclume*, roman d’Amir Ali : le combat de Faïna

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La danse, cet élixir qui répare l’enfance

PAR MAGALI DUSSILLOS Papa, Pourquoi tu danses quand tu marches ?             Si Aden, le double fictif d’Abdourahman Waberi marche en dansant, c’est sur l’air d’une douce chanson, de celles qu’on offre à voix feutrée le soir. Un personnage s’adresse à sa fille avec une voix pleine de tact et de tendresse. C’est la simplicité de cette émotion pure qui nous fourre dans ses jupes dès … Continuer de lire La danse, cet élixir qui répare l’enfance

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Ma promise d’Emilson D. Andriamalala vient d’être traduite en français chez Dodovole

PAR JOHARY RAVALOSON Considéré comme le père du réalisme malgache, Emilson Daniel Andriamalala (1918-1979) a écrit 18 livres reconnus comme majeurs dès son vivant. En sus de l’essai Ny Fanagasiana (1974), trois de ses ouvrages, Fofombadiko (1954, 1967, 1972, Prix Akbaraly en 1972), Hetraketraka (2 volumes, 1963), Ilay Vohitry ny Nofy (1972, Prix du ministère de l’Éducation) figurent au programme de l’enseignement général et sont … Continuer de lire Ma promise d’Emilson D. Andriamalala vient d’être traduite en français chez Dodovole

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« C’est la fonction de l’écrivain, de faire comprendre l’histoire coloniale en la donnant à ressentir » : Mia Couto

PAR MAGALI DUSSILLOS Un samedi de mars à Nantes, plane comme une douceur particulière, peut-être suscitée par la joie qu’on a de participer au festival Atlantide des littératures et des mots du monde et tout particulièrement d’assister à la conversation réunissant Mia Couto, Alain Mabanckou et Catherine Blondeau. Sur le site de l’organisation on présente Nantes comme « la capitale française de l’optimisme culturel et du … Continuer de lire « C’est la fonction de l’écrivain, de faire comprendre l’histoire coloniale en la donnant à ressentir » : Mia Couto

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Le Dictionnaire Enjoué des Cultures Africaines convie au dialogue d'une humanité partagée

Alain Mabanckou et Abdourahman Waberi sont des passeurs de textes qui portent haut les voix du dialogue et des fiertés assumées. Tous deux se représentent en « chasseurs de mythe » nous donnant l’impression de voir se déployer un espace qui paraît infini, d’abord dans la richesse des cultures qui l’ont fondé puis dans l’énergie que ces imaginaires, ces esthétiques, ces réalités, mettent à se déployer sur toute la planète. Continuer de lire Le Dictionnaire Enjoué des Cultures Africaines convie au dialogue d'une humanité partagée

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Un roman qui abat la clôture des genres : Amour, patrie et soupe de crabes de Johary Ravaloson

Amour, patrie et soupe de crabes, le quatrième roman de Johary Ravaloson, livre un combat contre tous les « genres » qui encagent, qui empêchent les individus de se construire leur identité sexuelle ou artistique, de se bâtir leur « place » élective en société ou en littérature. Pour tisser un kabary à sa façon et « chambouler » l’ordre fouza, le narrateur, chauffeur antananarivien de taxi, peut compter sur la connivence suturale de Nivo, personnage emblématique de la Place du 13‑Mai, sarimbavy et mère, lectrice et couturière qui ne manque pas de style.
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L'auto-fiction a-t-elle contribué à un renouveau littéraire, s'interroge Darouèche Hilali Bacar

PAR NASSUF DJAILANI C’est un travail colossal, près de 500 pages sur les autofictions arabes, mais nous tenons-là un essai éclairant que vient de publier Darouèche Hilali Bacar. Il s’agit à vrai dire de la version remaniée de sa thèse parue dans la collection Autofictions, etc. aux Presses universitaires de Lyon. Avec une question centrale : est-ce que l’auto-fiction a contribué à un renouveau littéraire … Continuer de lire L'auto-fiction a-t-elle contribué à un renouveau littéraire, s'interroge Darouèche Hilali Bacar

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L'Amphore de Salova : un premier roman iconique signé Sitraka Rafanomezantsoa et Opération Bokiko

« Le roman L’Amphore de Salova prend appui sur la vitalité des légendes malgaches (le tafasiry est la « salle de cinéma d’antan » p.25) pour raconter les difficultés des jeunes d’aujourd’hui. Ce fonds patrimonial local est mêlé à des sources intertextuelles extra-régionales, ce qui a pour effet d’ancrer les personnages dans le Sud malgache tout en les connectant à des paradigmes universels de pureté, de séduction et de perdition. » Continuer de lire L'Amphore de Salova : un premier roman iconique signé Sitraka Rafanomezantsoa et Opération Bokiko

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"L'engagement de l'auteur est dans l'amour et la dignité qu'il rend à cette population par l'acte même de la bousculer "

Les éditions Komedit viennent de rééditer en poche le recueil Une saison aux Comores, de Nassuf Djailani. Les rééditions ont cette vertu de faire se rencontrer le texte avec des lecteurs nouveaux qui parfois font la confidence de leur lecture. PAR MAGALI DUSSILLOS Entrer dans le recueil de Nassuf Djailani est un acte jubilatoire. Dès la première nouvelle, un enfant espiègle tire le rideau et … Continuer de lire "L'engagement de l'auteur est dans l'amour et la dignité qu'il rend à cette population par l'acte même de la bousculer "